Concerts Classiques Épinal

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Les échos de la saison 2019/2020

Les Échos du Concert du 20 octobre 2019

Un bel après-midi romantique

© Concerts Classiques d'Épinal

Les mélomanes qui ont eu le privilège d'assister au concert du duo Violon-Piano, Violeta Smaïlovic Huart-Kanae Endo, ont été séduits par le programme et la qualité de son exécution. Il faut bien dire que les trois sonates pour violon de Brahms, habitées par un puissant souffle romantique et marquées par la nostalgie de toute une époque, sont caractéristiques de la mélancolie brahmsienne d'une troublante originalité.
La Sonate n°1 en Sol Majeur opus 78, dite « Sonate de la pluie », véritable fleuron du répertoire romantique de la musique de chambre, propose un duo plein d'émotions et de tendresse, dédié à sa muse Clara Schumann. Les deux interprètes ont su exprimer avec maîtrise et retenue toute la sensibilité et le caractère intime de ce morceau élégiaque.
Douce et subtile, la composition de la Sonate n°2 opus 100 fait vibrer la nature qui l'a vue naître sur les rives du lac de Thun. Charmé par le clapotis du violon et la légèreté du piano, le public est bercé par la « petite phrase » entendue par Swann dans « A la recherche du temps perdu » de Marcel Proust, qui a servi de modèle à la fameuse Sonate de Vinteuil.
L'écriture se fait plus virtuose dans la Sonate n°3 en Ré mineur opus 108, l'un des chefs d'oeuvre du compositeur. Violeta Smaïlovic Huart, par sa technique parfaite et son énergie inépuisable, et Kanae Endo, par son jeu coloré et sa forte personnalité, emportent le public dans un final épique. Le scherzo joué en bis confirme la maestria des deux artistes, acclamées par un public conquis et reconnaissant.

© Concerts Classiques d'Épinal

Les Échos du Concert d'ouverture du 29 septembre 2019

Un moment d'éternité

© Concerts Classiques d'Épinal

Comment reconnaître un concert exceptionnel ? Par le silence intense du public, subjugué par la beauté de l'oeuvre sublimée par une interprétation magistrale ; puis le déchaînement de ses applaudissements, multipliant les rappels.
Ce dimanche à la Rotonde, même les admirateurs du génie de Mozart n'en revenaient pas. Ils savaient combien le grand maître a porté à un point de perfection absolue le concerto et la symphonie. Mais quand l'orchestre, le chef et la soliste à l'unisson y ajoutent virtuosité et maîtrise parfaite, c'est un grand frisson qui parcourt les travées, conscientes de vivre un pur moment d'éternité.
Les miracles les plus marquants naissent souvent de rencontres inattendues. Outre celle d'un génie et d'un Orchestre remarquable, imprégné de l'âme de Salzbourg où tout respire Mozart, du charisme de Lavard Skou Larsen et de la grâce infinie d'Olga Yakushina ; celle des musiciens, venus de tous les pays du monde pour partager la fascination du génie mozartien ; enfin celle des artistes porteurs d'une subtile langue universelle et du public séduit par tant de talent.
La Symphonie n°33 en Si bémol Majeur K. 319 aura été exécutée avec la sérénité qui sied à un rythme allègre et à une tonalité d'une tendresse enjouée. Le Concerto n°3 pour violon en Sol majeur K.216 a révélé toute la virtuosité et l'élégance de la soliste qui a fasciné le public. Enfin, la célèbre Symphonie n°40 en Sol mineur K.550 a permis à l'Orchestre tour entier d'exprimer avec maestria une grâce mélancolique d'une beauté rare.
Superbe final d'un concert magnifique qui restera gravé dans les mémoires des mélomanes, pourtant habitués à côtoyer l'excellence.

Olga Yakushina © Concerts Classiques d'Épinal