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La Critique de P.J.:

Un opéra à chœur ouvert

En partenariat avec le Cercle d’Art Lyrique spinalien, pour célébrer ses trente-cinq ans d’animation péri-opératique, l’association des « Concerts Classiques » a orchestré une retentissante coda de fin de saison, en invitant, sur la scène de l’auditorium de la Louvière le chœur de l’Opéra National de Nancy-Lorraine. Belle initiative couronnée de succès, dans la foulée d’une saison en tous points exemplaire, quant à la qualité des programmes tout autant qu’au regard de l’indice de fréquentation (avec, désormais 308 abonnés, et sept concerts sur onze joués à guichets fermés).

Heureux peuvent se montrer les présidents des deux associations musicales, unies pour présenter ce chœur d’opéra, faute de pouvoir espérer une décentralisation des scènes régionales, même si l’on attend monts et merveilles de la rénovation de la mythique salle de la Rotonde de Thaon (à vérifier !).

Ce chœur nancéien, fort de trente éléments de valeur, s’est investi dans un programme très attractif, accessible tant aux familiers du C. A. L. qu’aux simples auditeurs venus en curieux. Programme judicieusement équilibré, entre les tubes du répertoire et quelques pages moins rabâchées mais musicalement mieux adaptées à un chœur s’exposant à découvert, sans le support d’un tissu orchestral. Dussions-nous montrer un bout d’oreille chauvine, regrettons un peu que les extraits d’ouvrages aient été empruntés au répertoire italien (Verdi, Puccini, Leoncavallo) ou germanique (Mozart, Wagner). Pas une seule référence au répertoire français, dommage !

Voici un chœur solide, malléable, équilibré, qui fait honneur à son animatrice, l’australienne Mérion Powell dont on a pu juger le dynamisme, la précision directionnelle, le contact humain avec sa troupe. Le choix des pages proposées relève d’une grande professionnelle très pragmatique dans le dosage du répertoire faisant la part belle à Verdi et à Wagner, lesquels ont donné souvent l’occasion aux grands chœurs de faire avancer l’action tout autant que les récitatifs accompagnés. Occasion également de mettre en vedette le chœur masculin (Rigoletto, Zauberflöte, Tannhäuser) ou le seul chœur féminin (Onéguine, Vaisseau fantôme, Lohengrin, Traviata). N’oublions pas que ce même chœur, monolithique pour la circonstance, doit souvent se soumettre aux ukases pas toujours évidents de certains metteurs en scène qui exigent alors d’eux des talents de comédiens corsetés dans une certaine discipline scénographique. Cela ne les empêche pas de chanter et de nous enchanter.

Ce qu’ils ont parfaitement réussi l’autre soir, accompagnés d’ailleurs par une excellente pianiste, Solange Fober rompue à cette délicate et quelquefois ingrate mission. Le concert, très bien reçu par l’auditoire vosgien, s’est conclu sur un alerte chœur de la Traviata de Verdi. Le « Brindisi » d’anniversaire, prévu extra muros, devait permettre aux membres du C. A. L. et à leurs invités de se souhaiter une longue vie et de futurs beaux déplacements vers les opéras régionaux. Ne faut-il pas montrer une belle santé et un amour immodéré du bel canto pour aller, dans la foulée, à une représentation de la Walkyrie à l’opéra de Karlsruhe, après avoir apprécié et applaudi, la veille, la magnifique version du « Roi Candaule » de Alexandre Zemlinski, à l’opéra de Nancy ? Passion lyrique, quand tu nous tiens !

P. J.

La presse :

        L'Est Républicain  ( 20 03 2006 ) :

 

Les choeurs ont fait vibrer les coeurs

 

Les artistes talentueux de l'Opéra de Nancy ont apporté de l'émotion aux mélomanes vosgiens.

 

Pour la septième fois cette année, la Louvière était comble pour le dernier rendez-vous des Concerts Classiques. Sept concerts à guichets fermés 308 abonnés, plus de 5500 auditeurs au cours de 11 rencontres avec la musique, prouvent comme l'a souligné Jean Paul HOUVION, la fidélité du public, la qualité des concerts, les tarifs respectables grâce à de nombreux soutiens et le dynamisme de l'équipe de bénévoles.

 

Les deux saisons a venir auront un caractère particulier puisqu'elles marqueront le 60e anniversaire des Concerts Classiques.

 

Pour clôturer la saison, l'association, en partenariat avec le Cercle d'Art Lyrique qui fêtait ses 35 ans, avait fait appel au Choeur de l'Opéra de Nancy. Grâce à un choix judicieux de grands choeurs d'opéra, mélomanes et amateurs de musique ont trouvé leur compte d'émotion. À tour de rôle les voix masculines et féminines, puis ensemble, ont enveloppé la salle de leur présence chaleureuse.

 

Les oeuvres variées de Verdi à Wagner en passant par Mozart, entre autres, ont amené détente, émotion et même allégresse.

 

À signaler à côté du talent des 30 choristes, la virtuosité de la pianiste, Solange Fober, et les gestes précis du chef de Choeur, Marion  Powell.

 

Après trois rappels, chacun a pu repartir avec des morceaux d'opéra dans la tête et sur les lèvres.

 

        La Liberté de l'Est  ( 12 03 2006 ) :

 

La Louvière à guichets fermés vendredi soir.

 

Le final lyrique des concerts classiques.

 

Pour la dernière de la saison, le choeur de l'opéra de Nancy honorait les concerts classiques en reprenant les plus grands airs d'opéras. Mozart et Verdi en tête.

 

Jean-Paul HOUVION peut bomber le torse : une saison de 11 concerts dont 7 cartons pleins et, pour rester dans la trivialité des chiffres, en moyenne 500 auditeurs des Concerts Classiques - dont il est le président - dont 300 abonnements.

 

Pâlissez , autres villes moyenne de 40 000 habitants, vous qui pâtissez à rivaliser dignement. Passée l'autosatisfaction, la soirée de vendredi à l'auditorium de la Louvière se voulait festive : de l'opéra sous toutes ses coutures, assuré par le choeur de l'opéra de Nancy Lorraine - labellisé Opéra National en début d'année. En somme autant de gages de qualité.

 

60e anniversaire.

 

Du coup il fallait être sérieusement grincheux - voire déclinologue - pour ne pas être emballé par la soirée : si les puristes contesteront l'aspect « compilation » de la programmation, l'interprétation des choeurs nancéiens inspirait  avant tout pas mal d'admiration.

 

Sur les archi-classiques airs de Verdi (Otello, Macbeth, Le Trouvère où les inévitable Rigoletto et Traviata), Mozart (et la flûte enchantée), Wagner, Puccini, où Tchaïkovski, les Choeurs dirigés par Merion Powell  et accompagnés de Solange Fober au piano retrouvent toute la force et l'énergie de ces grands opéras.

 

Autant d'arguments pour faire patienter jusqu'à la nouvelle saison des Concerts Classiques, en septembre prochain, où il sera question de fêter le 60e anniversaire de l'association.

 

Tout un programme.

 

Des images :

Merion Powell.

Solange Fober

Pour le plaisir

de voir les artistes

de près et sans fard ni costume

voici des images

du choeur pendant

la répétition

point besoin

de comentaires.

Puis enfin, devant une salle à nouveau bien remplie,

un choeur se donne.

Un "magistral" buffet offert par le C.A.L.,

& en musique s'il vous plait !

Un "Mini" Big Band

anime

 la fête

qui

donne

l'occasion

au président des C.C.E, de faire valser son comité

et au vice président de congratuler GINOU, une des chevilles ouvrière de notre association,

ainsi que le fit Jean Paul HOUVION dans son discours de clôture

"Mais, avant de céder la place aux chœurs de NANCY , je voudrais saluer une grande dame de la musique classique GINOU LEBARILLIER qui a décidé de quitter le COMITE des CONCERTS CLASSIQUES après des décennies de bénévolat .

Elle est la mémoire de notre association .

 Son érudition en matière de musiques classiques est immense . Elle restera notre conseillère avertie dans le rôle de MEMBRE D’HONNEUR de notre ASSOCIATION .

Aussi je demande à Jean Pierre AUBRY, notre talentueux vice président, de lui remettre ce présent en souvenir des longues et délicieuses années que GINOU a passées au sein du Comité des Concerts Classiques D’EPINAL et au service de la musique classique"

 

auquel vous pouvez accéder par un simple clic sur le "personnage" ci-dessous.

Merci & à l'année prochaine

 

Vendredi 10 mars 2006

Auditorium de la Louvière

20 h 00

Pour clore leur saison

 

en partenariat spécial avec

 

le Cercle Lyrique d’Epinal

 

(qui fête ses 35 ans,)

 

les Concerts Classiques d’Epinal

 

ont invité

 

le Chœur de l’Opéra de Nancy et de Lorraine

 

 

qui donnera un florilège des grands chœurs d’opéra.

Les Artistes

Le Chœur sera accompagné au piano par Solange Fober et placé sous la direction de Merion Powell. Née en Australie, elle est Chef de Chœur de l’Opéra de Nancy et de Lorraine depuis décembre 2001. Avant son arrivée à Nancy, elle dirige le Chœur de l’Opéra de Nantes ainsi que l’Orchestre National des Pays de la Loire, elle est chef de chant, assistante à la direction musicale, chef du chœur et de la maîtrise au Théâtre de la Monnaie à Bruxelles. Elle a préparé de nombreux chœurs à des productions, allant du répertoire baroque aux créations contemporaines.

Les Œuvres

Giuseppe Verdi

(1813-1901)

C'est avec l'organiste du village que Giuseppe Verdi, né à Roncole près de Parme, commence son éducation musicale. Refusé au conservatoire de Milan, il reste toutefois dans cette ville trois ans et prend des leçons de composition avec le chef d'orchestre au théâtre de la Scala. Alors que son premier opéra "Oberto" est bien accueilli par le public, il est terrassé par les décès successifs de deux de ses enfants et de sa femme et pense arrêter la composition. Mais il se ressaisit et son opéra "Nabucco", présenté à la Scala, est un succès. Par la suite, Il écrit quinze opéras en douze ans.

Otello : Fuoco di gioia et Dove guardi splendono raggi

I due Foscari : Tace il vento

Macbeth : Patria oppressa

Rigoletto : Zitti, zitti et Scorrendo uniti (Hommes)

Wolfgang Amadeus Mozart

(1756 – 1791)

Idomeneo : Placido è il mar, andiamo et Corriamo, figgiamo

Mozart rêvait sans cesse d’opéras depuis sa plus tendre enfance ; il compose son premier opéra parlé à 11 ans. Au total, il composera principalement 18 opéras dont certains font partie des plus hauts chefs d’œuvres de la musique classique.

Giacomo Puccini

(1858 – 1924)

Turandot : Perché tarda la luna

Puccini, pianiste puis organiste hors pair, se met à composer dès l'âge de dix-sept ans. En 1880, il obtient son diplôme, et poursuit ses études musicales au Conservatoire de Milan. Quatre ans plus tard, son premier opéra Le Villi, est créé à Milan. Ses chefs d’œuvre sont Manon Lescaut, La Bohême, Tosca, Madame Butterfly et son dernier opéra inachevé : Turandot.

Ruggiero Leoncavallo

(1858 – 1924)

I Pagliacci : Andiam, din don suona vespero

Nanti du diplôme de "Maestro" pour piano, il quitta, à dix-huit ans, le célèbre Conservatoire de Naples, sa ville natale. Il sentit immédiatement que son domaine était l'opéra. Durant des années, il erra à travers l'Europe comme pianiste de café-concert. De retour en Italie, il composa, le premier opéra d'une trilogie qui ne fut jamais exécutée. La première de Paillasse en mai 1892 fut un succès dès l'abord et cet opéra conquit rapidement la faveur du monde entier.

Wolfgang Amadeus Mozart

Die Zauberflöte : O Isis und Osiris (Hommes)

Richard Wagner

(1813 – 1883)

Tannhäuser : Beglückt darf nun dich (Hommes)

Né à Leipzig, ayant fait ses études à Dresde et à Leipzig, Wagner commence à composer avec quelque succès durant son adolescence. Il compose des opéras sans rencontrer en premier lieu beaucoup de succès. Dans tous ces opéras, l’élément dramatique repose principalement sur le rôle accru que Wagner fait jouer à l’orchestre. Grâce au recours à des leitmotiv, courts motifs musicaux associés à certains personnages ou situations, il arrive fréquemment que l’orchestre commente l’action.

Piotr Ilitch Tchaïkovski

(1840 - 1893)

Eugène Onéguine : Chœur des Paysannes (Dames)

Inspirée d’un poème de Pouchkine publié en 1833, cette série intime de «scènes lyriques» a été créée par les élèves du conservatoire de Moscou en 1879.

Richard Wagner

Der Fliegende Holländer : Summ und Brumm (Dames)

Lohengrin : Treulich geführt

Giuseppe Verdi

Il Trovatore : Vedi ! le fosche notturne

La Traviata : Noi siamo zingarelle et Di madride

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