La Critique de P.J.:
Succès populaire du concert de l’Épiphanie
« De bon matin », le Président des « Concerts Classiques » spinaliens « a rencontré le train de trois rois mages qui partaient en voyage ». Guidés par leur bonne étoile, ils ont fait étape, non pas à Bethléem mais à Amnéville les Thermes. Le premier mage offrit plusieurs jolis Strauss (c’est-à-dire des bouquets), le second, qui venait du Pays du Sourire, présenta des tranches de Lehar et le troisième une belle Galathée en or massif.
Strauss père, fils et Saint Esprit, von Suppé, Franz Lehar et une noisette de Tchaïkovski, tel était le menu proposé aux Spinaliens par l’Orchestre Symphonique d’Amnéville à l’occasion du concert dit du Nouvel An tombé en plein cœur d’Épiphanie.
Gros succès populaire, auditorium plein comme un œuf de Pâques et trésorier d’association ravi d’empocher la galette des rois magiques ! Sans avoir la prétention de copier le cérémonial viennois ultra médiatisé du Musikverein, les musiciens mosellans ont su agrémenter la panoplie Straussienne de quelques nouveautés : un clin d’œil aux deux Franz (von Suppé et Lehar) et un coup de chapeau au maître de ballet Tchaïkovski.
Des valses viennoises oui, mais point trop n’en faut. Aussi, le chef Alain Felly a-t-il eu la bonne oreille en choisissant des morceaux de genre où le rythme alternatif, comme le courant du même nom, l’emporte sur la mélodie sirupeuse. Tels ces tableautins de la vie du rail (Bahnfrei, la voie est libre) dus à Édouard, la polka des pizz de Johan et Joseph, la partie de chasse de Johan, la marche d’opérette du « Baron Tsigane », etc. Les inconditionnels de la valse ont eu leur dose de rêverie romantique avec les « Roses du Sud » et l’inusable « Beau Danube Bleu ». Les mélomanes classiques intégristes ont toujours eu l’impression de s’encanailler en écoutant ce style de musique. Musique sérieuse ? Musique légère ? En effet, comment choisir entre cette musique légèrement sérieuse ou cette musique sérieusement légère ?
Mais la nouveauté de ce cinq à sept festif, c’était l’introduction de plusieurs pages du répertoire de l’opérette viennoise : « La Veuve Joyeuse », « Le Tsarévitch », « Le Pays du Sourire ». Ces pages étaient défendues avec grâce et charme par un duo local, la soprano légère Marie-Paule Schaeffer et le ténor Jacky da Cunha. Des tubes des années insouciantes, souvent fredonnés par une partie de la salle. On a l’âge de ses artères !
L’orchestre qui avait déjà beaucoup donné, la veille au soir, à Eloyes, a fait de son mieux pour honorer le public spinalien. Bonne présentation dans son ensemble, mais Alain Felly, toujours aimable et précis dans sa battue, a donné l’impression de conduire plus un orchestre d’harmonie qu’un orchestre symphonique. Difficile, il est vrai, de tenir en laisse les pupitres de la cuivraille qui ont tendance à jouer forte en permanence, au point de couvrir les deux malheureux solistes. Et puis les valses des Strauss réclament de la nuance, de la finesse, des caresses qui n’étaient pas toujours au rendez-vous. Il n’empêche que ce style de concert a su provoquer l’adhésion d’un auditoire conquis qui a su apprécier les trois généreux bis et qui a rythmé, sans complexe, l’incontournable « Marche de Radetsky ». On en redemande, paraît-il, pour l’an prochain ? Attention : « L’heure exquise » n’est pas éternelle et il ne faudrait pas que les valses de l’Épiphanie deviennent un ronronnant « perpetuum mobile ».
P. J.
La presse :
L'Est Républicain ( 09 06 2006 ) :
Trois heures exquises.
Le rendez-vous de nouvel an proposé par les concerts classiques
à transporté le public grâce à la prestation exceptionnelle
de l'Orchestre Symphonique d' Amnéville les Thermes.
Pour la quatrième fois de la saison à guichets fermés, de nombreux mélomanes ayant été aiguillés sur le concert équivalent, samedi à Éloi, la saison des concerts classiques remporte un immense succès comme l'a confié son président, Jean Paul HOUVION en présentant ses voeux.
Deux cap ont été franchis à mi-saison : 300 abonnés et 2500 auditeurs, soit en trois ans une progression de 200 abonnés et de 2000 auditeurs « preuve que la musique vivante partagée est toujours une parcelle de bonheur du cadre de vie ».
Après avoir rappelé les rendez-vous de la saison, il a le levé le voile sur 2006 / 2007, 60e anniversaire de l'association avec en ouverture de la saison l'orchestre Mozart de Salzbourg, ville mythique de Mozart célébrant ainsi le 250e anniversaire de sa naissance.
Un 80e anniversaire.
Il accueillit ensuite l'orchestre symphonique d'Amnéville les Thermes, qui avait déjà animé le concert du nouvel an 2005. Dirigé par le dynamique Allain Felly , l'orchestre fêtera cette année sa 80e année d'existence.
Il est formé depuis une quinzaine d'années d'une ossature de musiciens de métiers qui ont fait des études au conservatoire et qui encadrent les meilleurs élèves. Il s'est spécialisé dans les musiques légères et classiques.
C'est donc à un merveilleux voyage que les mélomanes ont été conviés. Voyages auprès des compositeurs : Franz von Suppé, Édouard Strauss, Johann et Joseph Strauss, Tchaïkovski, Lehar. Voyage au travers d'oeuvre remarquable comme la belle Galathée qui lança l'âge d'or de l'opérette viennoise, Pizzicato Polka mondialement connue par son originalité, un détour par la Russie avec la Valse des Fleurs, plusieurs extraits de la Veuve Joyeuse et du pays du sourire interprétait par la soprano Marie Paule Schaeffer et le ténor Jacky da Cunha, sans oublier Roses du Sud et bien évidemment le Beau Danube bleu.
Mais un concert de nouvel an ne peut pas se terminer sans l'inimitable marche de Radetzky ponctuée par le public.
Devant les rappels l'orchestre a encore donné le meilleur de lui-même pour différents extraits célèbres et les deux chanteurs ont quitté la salle dans l'interprétation de « l'heure exquise... » qui ce dimanche a duré trois heures.
Devant ce succès et devant le souhait du public, Jean-Paul HOUVION a invité l'orchestre pour le concert de nouvel an 2007.
La Liberté de l'Est ( 09 06 2006 ) :
Les concerts classiques commencent bien l'année.
Entre classicisme et légèreté
« Léger et classique. » les épithètes s'appliquent au programme de l'après-midi, ils siéent tout autant au discours du président des Concerts Classiques. Car Jean-Paul HOUVION n'échappe pas à la tradition des voeux pour le premier opus de l'année et s'emporte dans un lyrisme à peine mesuré.
« La musique est un langage universel qui devrait mener les hommes vers la joie de vivre », citant Hugo, « La musique est du bruit, mais c'est un bruit qui pense. » Et qui réunit : guichets fermés pour ce concert du nouvel an, de quoi témoigner de l'excellente forme de l'association où le nombre d'abonnés et d'auditeurs sans cesse croissant.
Et on ne change pas les bonnes recettes : pour ce premier concert, l'association a fait appel à l'Orchestre Symphonique d'Amnéville les thermes, bien connu des mélomanes pour avoir déjà officié à l'auditorium de la Louvière à l'année dernière à la même date.
Presque un rituel, donc, pour un programme hautement traditionnel : fidèle à sa vocation de « vulgarisation de la musique légère est classique », l'ensemble s'est essayé à un florilège d'opérette, de Polkas et de Valse, de Tchaïkovski à Franz Lehar des Johann Strauss père et fils à Suppé.
L'occasion de redécouvrir en tout cas, cet orchestre qui prend un plaisir évident à revisiter les grands classiques, à donner une dimension populaire au concert sans tomber dans une facilité.
À la fois généreux et exigeant, sans concessions et sans prétention, porté par la soprano Marie-Paule Schaeffer et est le ténor Jacky da Cunha, le concert annonçait en fait un bon présage pour la nouvelle année des Concerts Classiques avec toujours autant de succès.
Le reportage photo :

Plus une place monsieur le président,

il est temps de présenter vos voeux et d'indiquer l'objectif

que vous vous êtes fixé : la satisfaction de ce public attentif et fidèle.

Musique maestro !!

Bravo,

bravo Alain Felly, bravo l'orchestre,

& merci Marie-Paule Schaeffer et Jacky da Cunha.
La répétition si vous avez encore un peu le temps
Dimanche 8 janvier 2006
Concert du Nouvel An
Orchestre Symphonique d'Amnéville les Thermes
Direction :
Alain Felly
Quelques jours après Vienne et les grandes capitales européennes, Epinal connaîtra aussi son concert du Nouvel An. Une façon pour les Concerts Classiques de souhaiter une bonne et heureuse année à tous les mélomanes !
Compte tenu du succès populaire des deux dernières années, l’Orchestre Symphonique d’Amnéville les Thermes assurera, une nouvelle fois, le traditionnel concert viennois, dimanche 8 janvier 2006 à 17 h 00 à l’Auditorium de la Louvière. A noter que de nombreux amateurs n’ayant pu assister au concert du Nouvel An 2005, les J.M.F. et l’association "Double Croche"ont pris le relais pour "doubler" celui de 2006 à l’Espace Culturel d’Eloyes, samedi 7 janvier à 20 h 30.
Créé en 1926 l'Orchestre, qui fêtera cette année ses 80 ans d’existence, connaît depuis quelques années un regain de vitalité et de notoriété grâce à l'action de son chef, Alain Felly. La Direction à la fois nette et précise, d'une musicalité sans faille mêlée de tendresse et de rigueur d'Alain Felly, Directeur du Conservatoire d'Amnéville, a su élever le potentiel déjà prometteur de l'Ensemble.
La vocation première de l'Orchestre a été de vulgariser la Musique légère et classique, c'est à dire de la mettre à portée de tout le monde et, en même temps, se faire plaisir. La 2ème vocation, l'actuelle, est de permettre aux meilleurs élèves du Conservatoire, la pratique instrumentale dans un orchestre, encadrés par des musiciens professionnels issus du Conservatoire National de Région de METZ qui forment l'ossature de la formation.
Au programme de ce concert, un florilège de Valses, Polkas et Marches de la Dynastie Strauss mais aussi des airs d’opérettes de Franz von Suppé, Johann Strauss ou Franz Lehar avec la participation de la soprano Marie-Paule Schaeffer et du ténor Jacky da Cunha.
Les Œuvres
Franz von Suppé

(1819 – 1895)
La belle Galathée
Né à Split, Franz von Suppé, fut chef d'orchestre à Presbourg et à Baden, puis au Theater an der Wien de Vienne, au Kaitheater et au Carltheater.
Édouard Strauss

(1835 – 1916)
Bahn Frei (Voie libre), opus 45
Il est le cadet de la famille Strauss. Tout d'abord attiré par une carrière diplomatique, il lui tournera bien vite le dos, et ne se fera pas prier lorsqu'en 1863, son frère lui demandera de le seconder dans ses activités de chef d'orchestre.
Joseph Strauss

Pizzicato Polka (sans numéro d'opus)
Cette oeuvre mondialement connue fait partie des rares travaux que Johann Strauss réalisa en collaboration avec Josef Strauss.
Piotr Ilitch Tchaïkovski

(1840 – 1893)
Valse des Fleurs
Tchaïkovski est l'un des compositeurs romantiques les plus célèbres et les plus aimés aujourd'hui.
Franz Lehár

(1870 - 1948)
La Veuve Joyeuse
La chanson de Vilya et Heure exquise
Volgalied (Le chant de la Volga)
L’opérette "Le Tzarevitch" (1927) date de la deuxième période du compositeur, celle des ouvrages où il n'y a plus ces fins heureuses caractéristiques de l’opérette viennoise.
Le Pays du Sourire
"Le Pays du Sourire" est, avec "La Veuve Joyeuse", l’un des rares ouvrages de Lehár qui se soit maintenu et bien maintenu au répertoire des scènes françaises.
Johann Strauss

(1825 – 1899)
Auf der Jagd (A la Chasse), opus 373
Johann Strauss grandit à Vienne dans un environnement où règne la musique et compose sa première valse à l’âge de 6 ans. Lorsque ses parents divorcent, il décide de se tourner vers la carrière musicale, afin de pouvoir subvenir aux besoins de la famille. Se rebellant contre son père, il monte son propre orchestre de danse en 1844.
Rosen aus dem Süden (Roses du Sud), opus 388
Cette valse est l'une des plus fascinantes mais aussi élégantes des oeuvres à trois temps de Strauss ; à juste titre d'ailleurs l'une des plus célèbres.
Eljen a Magyar ! (Vive les Hongrois !), opus 332
C'est en mars 1869 que Johann présenta sa nouvelle polka rapide dédiée au peuple hongrois et opportunément appelée "Vive les hongrois". L’œuvre dut être rejouée sept fois .... Dans la coda, Johann Strauss cite la "Marche de Rakoczi".
EinzugsMarsch aus der ZigeunerBaron (Marche d’Entrée du Baron Tzigane)
Cette marche fait partie des morceaux extraits de l'opérette "Le Baron Tzigane". Elle reprend le chœur du troisième acte, "Hurrah, die Schlacht mitgemacht".
An der schönen blauen Donau (Le Beau Danube Bleu), opus 314
Tout a été dit sur ce chef-d'œuvre, ambassadeur de la musique de Johann Strauss. Tout le génie rythmique et mélodique de Johann Strauss éclate dans cette valse magnifiquement orchestrée.
Johann Strauss (père)

(1804 - 1849)
Radetzky Marsch (Marche de Radetzky), opus 228
Que reste-t-il aujourd'hui de Johann Strauss père ? Un nom, qui se confond souvent avec celui de son fils, et un catalogue d'environ 250 opus dont finalement peu d'ouvrages peuvent être cités de manière spontanée, hormis cette Marche par laquelle se termine tout concert du Nouvel An !
Les Artistes
Soprano :
Marie-Paule Schaeffer
Ténor :
Jacky da Cunha